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Fondation Etrillard x Ecole du Louvre – Clara Lespessailles, lauréate de la bourse doctorale

Fondation Etrillard x Ecole du Louvre – Clara Lespessailes, lauréate de la bourse doctorale

Clara Lespessailles Portrait

Lieu : Ecole du Louvre
Date : 1er décembre 2021

La Fondation Étrillard s’associe au Fonds de dotation de l’École du Louvre et à l’École du Louvre pour créer la Bourse de recherche doctorale « Arts du passé/Arts du présent » (2021-2024), décernée cette année à Clara Lespessailles. Elève de troisième cycle de l’École du Louvre, sa thèse a été sélectionnée par un jury composé de personnalités scientifiques des institutions partenaires.

Suite à l’obtention du diplôme de premier cycle à l’École du Louvre en spécialité « Arts du XIXe – début du XXe siècle », Clara Lespessailles soutient un mémoire de recherche de 2e cycle sur « Le Centaure dans les arts (XIXe -XXe siècles) : permanence ou rupture ? ». Cette première recherche éveille chez elle un intérêt particulier pour la démarche diachronique dans les arts et pour le phénomène de réception esthétique au XIXe siècle.

Actuellement doctorante à l’École du Louvre et à l’École Pratique des Hautes Etudes sous la direction de François-René Martin et d’Isabelle Saint-Martin, sa thèse aura pour sujet : « Les primitivismes chez les élèves d’Ingres, entre 1830 et 1870 ». Elle explore les enjeux plus globaux de l’évolution du goût et des transferts culturels en Europe, et de manière plus précise, les questions de la réception et de l’appropriation esthétique de courants de peinture anciens par le groupe d’artistes choisis, dans un contexte politique, social et artistique où le retour au passé est érigé en véritable programme.

L’étude du corpus d’œuvres, compte tenu de leur quantité et de leur dissémination en Europe, nécessitera un nombre important de déplacements non seulement en France, au sein d’églises et d’institutions muséales comme à Montauban, à Besançon et à Nantes, mais aussi à l’étranger (Munich, Berne, Neuchâtel…) en raison de l’expansion européenne du phénomène primitiviste. L’étude des peintres nazaréens en Allemagne ou des puristes en Italie sera nécessaire à une meilleure re-contextualisation et compréhension du primitivisme.

En parallèle à cette thèse, Clara Lespessailles participe à un projet de constitution d’archives orales sur l’histoire des pratiques pédagogiques au sein de l’école des Beaux-Arts de Paris (de 1960 à nos jours).

Enfin, elle assure, depuis 2020 les cours de travaux pratiques de la spécialité « Arts du XIXe – début du XXe siècle » à l’École du Louvre.

La Fondation se réjouit de pouvoir accompagner Clara dans son parcours de recherche, célébré lors d’une belle cérémonie de remise de bourse à l’Ecole du Louvre.