La National Gallery de Londres est l’un des plus grands musées d’art au monde. Fondée par le Parlement britannique en 1824, elle abrite la collection nationale de peintures de tradition européenne occidentale, de la fin du XIIIe au début du XXe siècle. La collection comprend des œuvres d’Artemisia Gentileschi, Bellini, Cézanne, Degas, Léonard de Vinci, Monet, Raphaël, Rembrandt, Renoir, Rubens, Titien, Turner, Van Dyck, Van Gogh ou encore Velázquez. Les principaux objectifs de la galerie sont de conserver et d’enrichir la collection et d’offrir le meilleur accès possible aux visiteurs. 

Dans cette optique, la National Gallery a déployé un projet de restauration et de médiation autour d’un emblème de sa collection, Moïse sauvé des eaux. C’est la première fois que la Fondation Etrillard noue un partenariat au Royaume-Uni. 

Le Moïse sauvé des eaux, daté du début des années 1630, fait partie des rares tableaux peints par le grand peintre baroque italien Orazio Gentileschi pendant sa résidence à la cour de Charles Ier d’Angleterre. Cette œuvre était accrochée à l’origine dans le Grand Hall de la Maison de la Reine à Greenwich. Remarquable par ses dimensions (2,5 par 3 mètres), son ambition et son contexte royal, cette peinture est d’une importance exceptionnelle pour le patrimoine anglais et plus largement européen, et constitue l’une des plus grandes œuvres de Gentileschi. Acquise en 2019 grâce au soutien de donateurs, d’appels au don publics et de legs, il s’agit de la première œuvre de Gentileschi à entrer dans les collections de la National Gallery.

Orazio Gentileschi (1563–1639), « The Finding of Moses » (Moïse sauvé des eaux), vers 1630, © The National Gallery, Londres

Depuis 2023, le tableau fait l’objet d’une restauration et de retouches dans l’atelier de conservation de la National Gallery. Il a tout d’abord été nettoyé, consolidé, vernis et ses pertes de peinture ont été comblées. En 2024, les restaurateurs ont finalisé les retouches avant de le faire réencadrer. Le département scientifique du musée a ensuite examiné entièrement la toile à l’aide d’un scanner à rayons X fluorescents (XRF). Cette analye a révélé les changements intervenus au cours de la création du tableau et a permis de mieux connaître les matériaux et la technique picturale de Gentileschi.

En mai 2025, le Moïse sauvé des eaux sera présenté au public pour la première fois depuis sa restauration.

Conservators from the National Gallery at work on Orazio Gentileschi’s The Finding of Moses (early 1630s). © The National Gallery

La Fondation Etrillard est heureuse de parrainer la vidéo Behind-the-scenes des coulisses du projet, dans laquelle les restaurateurs, scientifiques et conservateurs impliqués présentent les premiers résultats de l’analyse et du traitement de la peinture. Cette vidéo de 15 minutes partage leurs fascinantes découvertes et encourage la connaissance de ce chef-d’œuvre auprès du grand public. Elle est disponible à la fois sur le site web de la National Gallery et sur sa chaîne YouTube, permettant une large diffusion à travers le monde.

La National Gallery de Londres est l’un des plus grands musées d’art au monde. Fondée par le Parlement britannique en 1824, elle abrite la collection nationale de peintures de tradition européenne occidentale, de la fin du XIIIe au début du XXe siècle. La collection comprend des œuvres d’Artemisia Gentileschi, Bellini, Cézanne, Degas, Léonard de Vinci, Monet, Raphaël, Rembrandt, Renoir, Rubens, Titien, Turner, Van Dyck, Van Gogh ou encore Velázquez. Les principaux objectifs de la galerie sont de conserver et d’enrichir la collection et d’offrir le meilleur accès possible aux visiteurs. 

Dans cette optique, la National Gallery a déployé un projet de restauration et de médiation autour d’un emblème de sa collection, Moïse sauvé des eaux. C’est la première fois que la Fondation Etrillard noue un partenariat au Royaume-Uni. 

Le Moïse sauvé des eaux, daté du début des années 1630, fait partie des rares tableaux peints par le grand peintre baroque italien Orazio Gentileschi pendant sa résidence à la cour de Charles Ier d’Angleterre. Cette œuvre était accrochée à l’origine dans le Grand Hall de la Maison de la Reine à Greenwich. Remarquable par ses dimensions (2,5 par 3 mètres), son ambition et son contexte royal, cette peinture est d’une importance exceptionnelle pour le patrimoine anglais et plus largement européen, et constitue l’une des plus grandes œuvres de Gentileschi. Acquise en 2019 grâce au soutien de donateurs, d’appels au don publics et de legs, il s’agit de la première œuvre de Gentileschi à entrer dans les collections de la National Gallery.

Orazio Gentileschi (1563–1639), « The Finding of Moses » (Moïse sauvé des eaux), vers 1630, © The National Gallery, Londres

Depuis 2023, le tableau fait l’objet d’une restauration et de retouches dans l’atelier de conservation de la National Gallery. Il a tout d’abord été nettoyé, consolidé, vernis et ses pertes de peinture ont été comblées. En 2024, les restaurateurs ont finalisé les retouches avant de le faire réencadrer. Le département scientifique du musée a ensuite examiné entièrement la toile à l’aide d’un scanner à rayons X fluorescents (XRF). Cette analye a révélé les changements intervenus au cours de la création du tableau et a permis de mieux connaître les matériaux et la technique picturale de Gentileschi.

En mai 2025, le Moïse sauvé des eaux sera présenté au public pour la première fois depuis sa restauration.

Conservators from the National Gallery at work on Orazio Gentileschi’s The Finding of Moses (early 1630s). © The National Gallery

La Fondation Etrillard est heureuse de parrainer la vidéo Behind-the-scenes des coulisses du projet, dans laquelle les restaurateurs, scientifiques et conservateurs impliqués présentent les premiers résultats de l’analyse et du traitement de la peinture. Cette vidéo de 15 minutes partage leurs fascinantes découvertes et encourage la connaissance de ce chef-d’œuvre auprès du grand public. Elle est disponible à la fois sur le site web de la National Gallery et sur sa chaîne YouTube, permettant une large diffusion à travers le monde.

Le Kunsthistorisches Museum de Vienne conserve dans ses collections un trésor unique : la couronne impériale. Associée au légendaire Charlemagne, cette couronne a été vénérée comme une relique sacrée du souverain et a conservé son statut d’insigne du Saint Empire romain germanique. Elle est restée en usage jusqu’au dernier couronnement en 1792, s’inscrivant dans les mémoires comme l’un des symboles les plus importants et les plus évocateurs de l’histoire européenne.

Cependant son utilisation pendant plusieurs siècles n’a pas que favorisé sa conservation. Elle a entraîné de nombreuses pertes, des dommages et des réparations qui ont eu un impact considérable sur son état et son apparence actuels.
 

Portrait idéal de Charlemagne (747-814), copie d'après Albrecht Durer (1471-1528), fin du XVIe ou début du XVIIe siècle. KHM-Museumsverband, Gemäldegalerie

Le musée a lancé en 2022 le « CROWN Project » (« Projet Couronne ») : un projet de recherche interdisciplinaire afin de mieux connaître les matériaux, la technologie et l’état de conservation de la couronne impériale. Il réunit des historiens de l’art, des conservateurs et des scientifiques qui mettent à profit leur expertise, leur savoir-faire et leurs approches respectives pour développer une plateforme de recherche collaborative. Pour la première fois, les composants, les techniques, les interventions et les altérations de l’objet ont été analysés et documentés de manière exhaustive. En outre, un certain nombre d’objets d’orfèvrerie de la même époque (X et XIème siècles) ont été sélectionnés afin d’obtenir des informations supplémentaires sur les matériaux et les techniques utilisés ailleurs. Toutes ces données sont étudiées et analysées par les experts du musée en collaboration avec des spécialistes d’institutions telles que le Louvre et le C2RMF à Paris, le Rathgen Forschungslabor à Berlin et la Bibliothèque nationale de Bavière à Munich.

Le « CROWN project » s’achèvera à la fin de l’année 2024. Il permettra des observations et des résultats encore plus pertinents et étonnants que prévu, qui seront rendues disponibles et accessibles au grand public dans un deuxième temps. Entre autres données, environ 30 000 images microscopiques numériques en 3D ont été créées. Ces images offrent un aperçu sans précédent de la structure de la couronne, de sa fabrication et de son état de conservation. Plus de 1750 composants individuels ont été détectés, dont beaucoup sont eux-mêmes des structures complexes. Les dessins techniques ont pour but de « traduire » les informations et de fournir une compréhension claire et précise non seulement aux chercheurs, mais aussi aux observateurs moins expérimentés.

Ce projet contribue à rendre la culture accessible : il met les résultats scientifiques du « CROWN project » à la disposition d’un large public par le biais de dessins et d’un modèle numérique 3D, y compris les scolaires, les jeunes et les personnes intéressées par les nouvelles technologies. 

Grâce au soutien de la Fondation Etrillard, le Musée va pouvoir réaliser un grand nombre de dessins ainsi que le modèle de la couronne. Un documentaire sur le projet sera présenté à la télévision autrichienne d’ici la fin de l’année 2024.

Lire l’article de Paris Match : « La couronne impériale du Saint-Empire romain germanique : de l’or, de l’émail, 172 pierres et plus de 800 perles »

Le Kunsthistorisches Museum de Vienne conserve dans ses collections un trésor unique : la couronne impériale. Associée au légendaire Charlemagne, cette couronne a été vénérée comme une relique sacrée du souverain et a conservé son statut d’insigne du Saint Empire romain germanique. Elle est restée en usage jusqu’au dernier couronnement en 1792, s’inscrivant dans les mémoires comme l’un des symboles les plus importants et les plus évocateurs de l’histoire européenne.

Cependant son utilisation pendant plusieurs siècles n’a pas que favorisé sa conservation. Elle a entraîné de nombreuses pertes, des dommages et des réparations qui ont eu un impact considérable sur son état et son apparence actuels.
 

Portrait idéal de Charlemagne (747-814), copie d'après Albrecht Durer (1471-1528), fin du XVIe ou début du XVIIe siècle. KHM-Museumsverband, Gemäldegalerie

Le musée a lancé en 2022 le « CROWN Project » (« Projet Couronne ») : un projet de recherche interdisciplinaire afin de mieux connaître les matériaux, la technologie et l’état de conservation de la couronne impériale. Il réunit des historiens de l’art, des conservateurs et des scientifiques qui mettent à profit leur expertise, leur savoir-faire et leurs approches respectives pour développer une plateforme de recherche collaborative. Pour la première fois, les composants, les techniques, les interventions et les altérations de l’objet ont été analysés et documentés de manière exhaustive. En outre, un certain nombre d’objets d’orfèvrerie de la même époque (X et XIème siècles) ont été sélectionnés afin d’obtenir des informations supplémentaires sur les matériaux et les techniques utilisés ailleurs. Toutes ces données sont étudiées et analysées par les experts du musée en collaboration avec des spécialistes d’institutions telles que le Louvre et le C2RMF à Paris, le Rathgen Forschungslabor à Berlin et la Bibliothèque nationale de Bavière à Munich.

Le « CROWN project » s’achèvera à la fin de l’année 2024. Il permettra des observations et des résultats encore plus pertinents et étonnants que prévu, qui seront rendues disponibles et accessibles au grand public dans un deuxième temps. Entre autres données, environ 30 000 images microscopiques numériques en 3D ont été créées. Ces images offrent un aperçu sans précédent de la structure de la couronne, de sa fabrication et de son état de conservation. Plus de 1750 composants individuels ont été détectés, dont beaucoup sont eux-mêmes des structures complexes. Les dessins techniques ont pour but de « traduire » les informations et de fournir une compréhension claire et précise non seulement aux chercheurs, mais aussi aux observateurs moins expérimentés.

Ce projet contribue à rendre la culture accessible : il met les résultats scientifiques du « CROWN project » à la disposition d’un large public par le biais de dessins et d’un modèle numérique 3D, y compris les scolaires, les jeunes et les personnes intéressées par les nouvelles technologies. 

Grâce au soutien de la Fondation Etrillard, le Musée va pouvoir réaliser un grand nombre de dessins ainsi que le modèle de la couronne. Un documentaire sur le projet sera présenté à la télévision autrichienne d’ici la fin de l’année 2024.

Lire l’article de Paris Match : « La couronne impériale du Saint-Empire romain germanique : de l’or, de l’émail, 172 pierres et plus de 800 perles »

L’Institut national du patrimoine est l’établissement d’enseignement supérieur du ministère de la Culture spécialisé dans la formation des professionnels du patrimoine. Originalité en Europe, il regroupe la formation à deux métiers complémentaires, celui de conservateur du patrimoine et celui de restaurateur du patrimoine, à Paris et Aubervilliers. Chaque année, l’Inp sélectionne environ 50 élèves conservateurs et seulement 20 élèves restaurateurs.

Pour ces derniers, la réalisation du mémoire de fin d’études sur une œuvre choisie par eux vient couronner une année entière d’investissement et de recherche.

Lauriane Boudeau – élève en spécialité arts du feu – métal. Étude et conservation-restauration de deux « telrin » ou poignards de bras touareg avec leur fourreau, fin XIXe siècle – début XXe siècle, conservés au musée des explorations du monde, Cannes © Chloé Bernard / Inp

Engagée dans des projets de développement des savoir-faire des métiers d’art et ateliers de restauration, la Fondation Etrillard a souhaité apporter dès cette année son aide aux élèves restaurateurs en formation à l’Inp. C’est ainsi qu’elle a décidé de créer une bourse d’étude dédiée au financement de la cinquième et dernière année de formation d’un élève restaurateur du patrimoine.

Grâce à cette bourse, l’élève pourra accomplir ses travaux dont les résultats seront présentés au public au cours des soutenances qui se dérouleront en septembre 2025 à l’auditorium de la galerie Colbert.

Ce don représente un investissement à long terme pour la promotion des savoir-faire, leur transmission et le maintien des compétences de haut niveau dans ce domaine spécialisé.

Fanny Herr – élève en 5e année de formation – spécialité peinture. Étude et conservation-restauration d’une huile sur toile d’Amélie Beaury-Saurel intitulée "Nos filles", fin XIXe siècle – début XXe siècle), conservée au musée de La Roche-sur-Yon. © Chloé Bernard / Inp

La Fondation Etrillard est le premier mécène du projet triennal d’analyse, de restauration et d’exposition d’un trésor de notre patrimoine médiéval, qui a marqué l’histoire de l’art : les Très Riches Heures du duc de Berry.

Véritable icône du Moyen Âge, les Très Riches Heures du duc de Berry sont le joyau des collections du musée Condé au Château de Chantilly. Elles sont un manuscrit prestigieux et exceptionnel tant par la qualité artistique, le raffinement de l’ornementation que la richesse iconographique. Peintes en France au XVe siècle, elles forment à elles seules un musée de 131 peintures qui évoquent des châteaux de contes de fée, des scènes princières et les travaux des champs au rythme immuable des saisons.

Conformément aux volontés de son donateur, le duc d’Aumale, le manuscrit ne peut être exposé en dehors du Musée Condé où, du fait de sa fragilité et de sa préciosité, il est habituellement conservé à l’abri des regards, en lieu sûr.

Le coffret du manuscrit (1867) © RMN – Grand Palais Domaine de Chantilly / Michel Urtado

Ce chef d’œuvre enluminé a été commandé vers 1411 par l’immense collectionneur et bibliophile Jean duc de Berry – troisième fils du roi de France Jean II dit le Bon – à trois enlumineurs de génie, les frères de Limbourg. Il reste inachevé à la mort de tous ces protagonistes, en 1416. Tout au long du XVe siècle, d’autres enlumineurs se succèdent pour le compléter, tels Barthélémy d’Eyck vers 1446 pour la famille royale, et Jean Colombe vers 1485 pour Charles Ier de Savoie qui en hérite à son tour. 

À partir de son installation à Chantilly et des premières reproductions initiées par Henri d’Orléans, duc d’Aumale, qui l’achète en 1856, ce « livre-cathédrale » acquiert une célébrité mondiale qui lui confère une valeur d’icône. Il façonne encore aujourd’hui une vision poétique et idéale du Moyen Âge dans l’imaginaire collectif.

Miniature du mois de mai © RMN-Grand Palais / Domaine de Chantilly / Michel Urtado

Ce livre d’heures est aussi célèbre que discret en raison de sa grande fragilisation au fil du temps. Souffrant de plusieurs désordres, le manuscrit se devait d’être restauré. Le musée Condé a ainsi souhaité assurer sa sauvegarde face à des traces d’altération, favoriser le renouveau des connaissances sur le manuscrit et valoriser un chef-d’œuvre pour continuer à nourrir l’imaginaire des générations futures.

Face à ces défis, le musée Condé bénéficie du soutien de grandes institutions de conservation et de recherche françaises comme la Bibliothèque nationale de France et le C2RMF, et du mécénat de la Fondation Etrillard, premier mécène du projet.

Le manuscrit a tout d’abord fait un séjour exceptionnel dans les laboratoires du Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF) au Louvre de mars à mai 2023. Il y a bénéficié des meilleures techniques d’imagerie et a été exploré en profondeur par les restaurateurs, qui ont examiné les zones fragilisées pour mieux comprendre ses altérations. Une première dans son histoire.

Ce corpus d’images a ensuite été analysé pour mieux comprendre la facture et l’iconographie du livre, notamment la touche pleine d’audace de ses peintres.

Miniature du mois de septembre et ses vendanges © IRHT CNRS / Bibliothèque du Château de Chantilly / Gilles Kagan

Conclusion de ce vaste projet, une exposition-événement est organisée du 7 juin au 5 octobre 2025 et présente l’avancée des recherches sur le manuscrit. Ces horae n’ont en effet été exposées que deux fois au cours du siècle dernier, en 1956 et en 2024. Cette exposition revêt une ampleur internationale pour mettre à l’honneur le trésor de Chantilly, en faire comprendre l’importance et le pouvoir de fascination.

Pour la première et sans doute dernière fois, les premiers feuillets du manuscrit déreliés sont montrés au public. Les 26 pages du calendrier, les plus connues, sont toutes montrées à la fois, avant de regagner leur reliure restaurée, permettant de léguer un chef-d’œuvre parfaitement conservé aux générations futures.

Ce soutien s’inscrit dans la mission de redécouverte du Moyen Âge chère à la Fondation Etrillard, qu’elle déploie dans les différents champs de l’art, de l’artisanat et des sciences humaines, en Suisse comme en France.

Quelques mécénats de la Fondation en lien avec l’époque médiévale :
– Expositions (Manuscrits enluminés de Suisse à la Fondation Bodmer, Trésor de Notre-Dame de Paris au Musée du Louvre, Charles VII au musée de Cluny)
– Restauration (manuscrit enluminé de l’Abbaye de Solesmes, reliquaires du Trésor de l’Abbaye de Saint-Maurice)
– Musique (colloque Philippe de Vitry avec la Haute Ecole de Musique (HEM) de Genève, programme Chanter l’Ars Nova avec l’Abbaye et Fondation de Royaumont)

Alors que le musée de l’Armée vient d’achever la restauration de la salle Royale, l’un des quatre réfectoires emblématiques des Invalides, un nouveau chantier de rénovation s’ouvre dans la salle de l’Europe, conçue comme son pendant.

Ancien réfectoire des pensionnaires des Invalides, elle est aujourd’hui l’une des grandes salles du parcours « Armes et armures anciennes », consacrée à l’activité des grands ateliers européens de production armurière du XVIe siècle.

Dôme des Invalides © Paris – Musée de l’Armée – Anne-Sylvaine Marre-Noël

Dans le cadre de cette rénovation, la Fondation Etrillard assure le financement de la restauration de L’Allégorie de Louis XIV, surplombant l’entrée Nord de la salle. Attribuée à Michel II Corneille, exécutée à l’huile sur pierre en enduit, cette grande peinture à la fois historique et mythologique représente le roi Louis XIV accompagné de Bellone, Minerve et Victoire, se dirigeant vers la Meuse qui paraît déjà soumise.

Alors que les dernières interventions réalisées datent d’un demi-siècle, la frise est aujourd’hui en péril, victime de nombreux soulèvements de la couche picturale.

Sa restauration, d'une durée de trois ans, redonnera à voir toute son importance symbolique au sein du bâtiment régalien. Elle permettra également d’affiner les connaissances des experts du musée de l’Armée sur les différents repeints de l’œuvre, ainsi que sur les techniques picturales employées. Un dispositif de médiation accompagnera sa remise en lumière. 

L’Allégorie de Louis XIV © Paris – Musée de l'Armée Dist. RMN-Grand Palais – Pascal Segrette

The Fondation Etrillard owns an exceptional pedestal table in gilt bronze, patinated bronze and Bardiglio marble. The model, undoubtedly created under the direction of a merchant dealer like Dominique Daguerre, was probably made around 1785-1790 by one of the greatest 18th-century bronzemakers, François Rémond. At least four other examples are known, all slightly different, two of which are in public collections: one in the Musée Nissim de Camondo, the other in the Spanish royal collections. The copy in the Fondation Etrillard belonged to great collectors of the twentieth century: Arnold and Jean Seligmann, then Helena Rubinstein.

The pedestal table in the Foundation has a gap in its design: an alabaster, an amphora-shaped perfume vase used to perfume the room, is missing from the underside of the table.

The pedestal table in the Patrimonio Nacional, owned by the Spanish State, is the most complete of the four examples and the only one to have retained its alabaster.

Patrimonio Nacional’s mission is to administer and manage the assets belonging to the Spanish State affected by the use and service of the King and members of the Royal Family, making it one of the most important cultural ensembles in Europe.

Patrimonio Nacional has granted the Fondation Etrillard a 3D digitisation of the pedestal table’s alabaster in its royal collection, to help it restore its alabaster and contribute to a better understanding and dissemination of its collections.

Founded in 1886, the École Boulle is an internationally renowned school of arts and crafts and furniture restoration.

Already a partner of the Fondation Etrillard for an educational programme based around its art collection, the École Boulle made two of its teachers (Cabinetmaking and Chiselling Workshops) available to visit the Palacio Real de El Pardo. They photographed and digitised the Spanish alabaster in 3D, so that a copy could be made in France to complement our pedestal table.

La Fondation Etrillard démarre un premier soutien dans le domaine de l’artisanat du numérique consistant en la production d’une image numérique en très haute résolution d’une œuvre d’art monumentale mesurant 1000 m² : le Panorama de la bataille de Morat. Cette œuvre, réalisée par le peintre allemand Louis Braun (1836-1916) en 1893 commémore la victoire suisse contre l’armée du duché de Bourgogne en 1476. Elle a été très rarement exposée en raison de sa grande taille et a disparu depuis longtemps de la conscience publique en Suisse.

Sarah Kenderdine, professeur de muséologie numérique à l'EPFL et directrice du laboratoire de muséologie expérimentale, présente le projet dans la vidéo ci-contre. 
> Activez les sous-titres français en cliquant sur "CC"

DigiPan est mené par le laboratoire de muséologie expérimentale de l’EPFL (eM+) en association avec des ingénieurs, des historiens et des spécialistes de l'archivage numérique. Il constitue la production d’un des plus grands ensembles de données jamais créés pour un seul objet dans le monde (1600 giga pixels = 1,6 térapixels).

La Fondation Etrillard contribuera à sortir de l'ombre cette peinture à partir de sa conservation numérique et de sa valorisation. Elle soutient la création de la base de données qui permettra l’exploitation du jumeau numérique qui réunit l'image, ainsi que 3 types de contenu additionnel : son, objets 3D pour animation et données tirées des archives.

En accompagnant ce projet, la Fondation Etrillard poursuit sa mission de mettre en lumière des trésors de notre patrimoine avec une démarche innovante pour le public du XXIème siècle.

La partie prise d’images sur le panorama original s’est terminé en octobre 2023, ce dernier est donc retourné au dépôt de l’armée suisse. De novembre 2023 à décembre 2023, l’EPFL a entrepris la phase de post-processing de l’image. Une session de démonstration est prévue en avril 2024 avec les partenaires muséaux et donateurs.

Enfin le projet DigiPan a été accepté au Guiness World Record pour la catégorie de la plus grande image.
 

Explorez le Panorama de la Bataille de Morat grâce au site web terapixelpanorama.ch.

Tout comme l’édifice qui l’abrite, l’histoire des orgues de la cathédrale Saint-André de Bordeaux est multiséculaire. Il est fait mention d’un orgue dès le début du XIVe siècle. Depuis lors, plusieurs instruments se sont succédés de manière quasi ininterrompue jusqu’à nos jours. L’orgue actuel a été construit dans les années 1970 dans un imposant buffet classé Monument Historique parmi les plus vastes de France dans ses lignes du XVIIIe siècle. Outil d’une riche vie musicale pendant près de 40 ans, cet instrument a souffert dès son installation à la cathédrale de nombreux problèmes de réalisation et d’entretien.

Cet orgue va ainsi faire l’objet d’une reconstruction complète, accompagnant le renouveau culturel de l’édifice et couronnant sa restauration intérieure. Il retrouvera sa splendeur grâce à l’action de l’association Cathedra, devenue l’un des principaux acteurs culturels de la métropole bordelaise.
Excellence, exigence, qualité acoustique et des matériaux, créativité et innovation seront les maîtres-mots de cette réalisation.

La Fondation Etrillard est heureuse de contribuer, aux côtés de l’État français, des collectivités territoriales et d’autres mécènes, à ces importants travaux, au montant global de plus de 3 millions d’euros. Les travaux, d’une durée de 3 ans, seront lancés à l’hiver 2024, en parallèle à la restauration intérieure de la nef de la cathédrale. La Fondation accompagne à cette occasion la saison musicale de la cathédrale de Bordeaux.