Prix du Patrimoine Naturel

Pour sa quatrième édition, le jury du Prix du Patrimoine Naturel a élu lauréat Flore-Alpe, un jardin botanique alpin situé dans le canton du Valais, en Suisse. Ce lieu paysager allie conservation, recherche et médiation scientifique pour une compréhension sensible de l’environnement.
Le jury a souhaité récompenser Flore-Alpe pour son projet de réhabilitation d’écosystèmes typiques de la flore alpine et de médiation participative auprès du public.

Flore-Alpe est un lieu centenaire situé à Champex-Lac, entre le massif du Mont-Blanc et le Pays du Saint-Bernard, à 1500 mètres d’altitude. Ce jardin en pente d’un hectare était à l’origine un alpinum privé construit en 1927 par Jean-Marcel Aubert, industriel et ingénieur suisse passionné de montagne. Il a ensuite été rapidement ouvert au public, avec la volonté d’étudier l’acclimatation des plantes alpines.
Conservatoire vivant de 4000 espèces de plantes, Flore-Alpe a l’ambition de devenir une référence en matière de médiation scientifique et de recherche sur l’impact du réchauffement climatique sur la flore des Alpes, grâce à son centre de recherche (le CAP).

Des recherches autour de l’impact du réchauffement climatique sur la végétation de montagne sont menées par l’équipe du lieu, mais aussi par les visiteurs : ces derniers sont invités à utiliser leurs cinq sens, à participer à des ateliers et expériences, tels que des marathons créatifs, dans une logique d’« apprentissage transformatif ».
En plus des visiteurs accueillis tous les jours de mai à octobre, le jardin reçoit des chercheurs et artistes en résidence, qui poursuivent leurs travaux ou créent des œuvres d’art au cœur du jardin, permettant de porter un nouveau regard sur le paysage.

La dotation du Prix de la Fondation Etrillard va permettre de réhabiliter quatre écosystèmes emblématiques de la région et extrêmement riches :
– les steppes du Valais, témoins de la fin de la dernière grande glaciation ;
– les rocailles, qui permettent de cultiver la végétation alpine au-dessus de la limite de la forêt ;
– la flore messicole, compagne des céréales, favorisée par l’agriculture traditionnelle de montagne ;
– les éboulis et moraines, peuplés par une végétation d’altitude adaptée à cet environnement rocheux et au grand froid.
Le jardin mettra en place de nouveaux outils de médiation pour permettre de comprendre ce qui a formé ces milieux de montagne.
En savoir plus sur Flore-Alpe : www.flore-alpe.ch
Lire le bel que Marguerite Natter, rédactrice en chef de La Demeure Historique, a consacré dans le hors-série N°20 de Côté Jardins à notre lauréat et au prix : cliquez ici