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Auteur/autrice : miguel.perez

Fondazione dell’Albero d’Oro

Lieu : Palazzo Vendramin Grimani ( Fondazione dell’Albero d’Oro)
Date : 2021-2022

Du 24 mai au 6 juin 2021, le public pourra découvrir le palazzo Vendramin Grimani, anciennement connu sous le nom de palazzo Grimani Marcello. Pour la première ouverture au public du palazzo qui a été récemment restauré, la nouvelle Fondazione dell’Albero d’Oro – fille de la Fondation Etrillard –  mettra à l’honneur l’esprit de collectionneur qui fut celui des grandes familles vénitiennes qui ont vécu dans cette splendide demeure du 16ème siècle, située sur le Grand Canal.

Les visiteurs découvriront l’histoire du palazzo et la vie de ses illustres habitants, à travers un parcours de visite présentant des oeuvres rares et emblématiques ayant appartenu aux familles propriétaires et un choix d’oeuvres d’art exceptionnelles jamais exposées au public, dont une partie venant de la collection de la Fondation Etrillard.

https://www.fondazionealberodoro.org/fr/

Interview de Simon Baker – Gazette de Drouot

INTERVIEW DE SIMON BAKER, ( GAZETTE DE DROUOT, 26/10/2020)

« Le directeur de la Maison européenne de la photo Simon Baker veut enrichir sa collection »

Quarante-six tirages d’Irving Penn, trois mille ouvrages contemporains : à l’occasion de deux acquisitions majeures, l’ancien conservateur de la Tate Modern dévoile sa stratégie pour la collection de la MEP.

Crédits de l’image: Marguerite Bornhauser

Vous qui venez de la Tate Modern de Londres, où votre rôle dans l’élaboration du fonds photographique a été majeur, aimez dire que l’un des atouts de la MEP est sa collection. Quelles en sont les spécificités ?

L’une des raisons pour lesquelles j’y ai postulé en 2018 tient en effet à cette collection qui s’étend des années 1950 à nos jours. Elle inclut de grandes signatures qui vont de William Klein à Helmut Newton, en passant par Richard Avedon et Cindy Sherman. Concernant la majorité des auteurs, la MEP possède également non pas une ou deux pièces mais des ensembles conséquents voire des séries complètes, à l’image de «Sentimental Journey» de Nobuyoshi Araki et des «Américains» de Robert Frank. Cette idée d’acquérir des séries a été dès le début un parti pris fort de Jean-Luc Monterosso (cofondateur et directeur de la MEP jusqu’en 2018, ndlr). Cela reste aujourd’hui l’un de mes axes prioritaires de développement.

Pourquoi est-ce si important à vos yeux ?

Parce que la plupart des photographes conçoivent leur travail en série et sur le long terme. En faisant ce choix, je suis donc fidèle à cette spécificité du médium et à la démarche de ses acteurs. Et je m’inscris dans le prolongement de mon prédécesseur.

Est-ce dans cet esprit que la MEP accueille quarante-six tirages d’Irving Penn, alors qu’elle en avait déjà soixante-trois ? Quelle est la genèse de cette acquisition exceptionnelle, car tous les tirages ont été effectués par Penn lui-même ?

À la Tate, j’avais déjà été en rapport avec la Fondation Irving Penn, installée à New York : je savais donc qu’elle pouvait se montrer très généreuse. Quand j’ai contacté Tom, le fils d’Irving Penn, il a immédiatement été intéressé, m’expliquant que la MEP possédait la collection publique de référence en Europe concernant son père. Mais selon lui, il manquait des essentiels. Il nous a donc proposé de consulter l’intégralité de notre fonds Penn en vue de dresser une liste d’œuvres et de combler les lacunes.

Quelles ont été les conclusions ?

La Fondation a listé quatre vingts tirages, ce qui représente cinq millions de dollars, autant dire une somme impossible à réunir pour nous. Nous avons donc entamé des discussions et nous sommes mis d’accord sur quarante-six pièces d’une valeur de deux millions… Nous les avons obtenues à un prix bien inférieur. L’idée est d’élaborer une sorte de mini-rétrospective couvrant la période de 1939 à 2007. C’est un aperçu d’autant plus fidèle de son œuvre que toutes ses séries sont désormais représentées dans notre fonds.

Quels arguments ont joué en votre faveur pour obtenir un prix préférentiel ?

Tout d’abord, Tom souhaitait qu’un ensemble représentatif soit chez nous et pas ailleurs, car son père adorait la MEP. C’est une façon d’honorer sa mémoire. Ensuite, le fait que nous prêtions régulièrement à des musées a joué pour nous… Par exemple, nous sommes sans doute la seule institution à posséder les «Douze mains de Miles Davis et sa trompette» (1986), une série jugée impossible à reconstituer. Enfin, nous nous sommes engagés à faire une exposition itinérante de nos cent neuf Irving Penn dans différents pays : Japon, Brésil, Chine… Cette proposition a séduit Tom car cela contribuera à diffuser l’œuvre de son père dans le monde.

Comment fonctionne la MEP pour ses acquisitions ?

Les choix sont validés par notre comité d’acquisition, dont les membres sont renouvelés tous les trois ans. Pour l’aspect financier, nous n’avons pas de budget précis. La Mairie de Paris nous alloue une somme globale, et c’est après déduction de tous les frais et charges que le reste peut être consacré à la collection. Nos moyens sont donc limités. C’est la raison pour laquelle j’ai créé le Cercle des collectionneurs, comme je l’avais fait à la Tate. Les Irving Penn constituent la première acquisition du Cercle, qui a reçu un don exceptionnel de la Fondation Etrillard pour l’occasion.

Le développement du mécénat privé est-il devenu incontournable ?

Je le pense. Avant mon arrivée, la plupart des acquisitions étaient réalisées grâce à l’argent public et aux donations, rarement via des mécènes privés. Nous sommes en train d’inverser la tendance. Nos moyens sont supérieurs mais, évidemment, c’est aléatoire. Étant donnée la fragilité de la situation actuelle, il est difficile de se projeter. Ce qui est sûr, c’est que l’argent privé va constituer à l’avenir une part de plus en plus importante de ce budget.

Vos événements programmés sont-ils l’occasion de faire des acquisitions ?

J’ai un principe : l’argent dépensé pour la production des expositions doit nous revenir le plus possible. Je considère que c’est de l’argent public que nous avons l’obligation de bien utiliser. C’est donc inscrit dans notre contrat passé avec les artistes. Dans les faits, cela se discute au cas par cas pour déterminer le nombre d’œuvres. Cela dépend de la générosité des auteurs, de leurs possibilités, du prix de leurs œuvres, etc., mais aussi du montant que nous investissons pour produire de l’exposition.

Quelles sont les œuvres entrées dans la collection par ce biais ?

En 2019, nous avons acheté plus de soixante-dix tirages de deux séries d’Henry Wessel et avons reçu des dons : deux Marguerite Bornhauser, qui vient de recevoir le prix du photographe émergent de Photo London, dix Coco Capitán, quinze Hassan Hajjaj et onze Yingguang Guo. Cette année, nous avons eu trois propositions de dons émanant d’Ursula Schulz-Dornburg, d’Estelle Hanania et d’Erwin Wurm. Pour ce dernier, il s’annonce conséquent et devrait concerner aussi bien des tirages que des vidéos.

Outre quelque 23 000 tirages, la MEP conserve en effet des films d’artistes, des documentaires et plus de 33 000 ouvrages. Qu’est-ce qui vous a convaincu dans la collection Self-Publish, Be Happy, qui vient de rejoindre ce fonds ?

Le fait que ces trois mille livres soient représentatifs du dynamisme de la production éditoriale mondiale des dix dernières années. Cela inclut des ouvrages d’éditeurs et des maquettes originales ainsi que des autoéditions. Comme pour Irving Penn, c’était une opportunité, la production éditoriale étant de plus en plus riche et diverse, donc très difficile à suivre. Cet ensemble axé sur la période contemporaine nous a intéressés car il complète notre collection.

En quoi consiste le fonds de dotation ayant permis l’entrée de cet ensemble ?

C’est une initiative de Jean-François Dubos, le président de la MEP, qui souhaite financer certaines propositions se présentant mais pour lesquelles nous n’avons pas de budget. D’un commun accord, nous avons décidé d’inaugurer ce fonds de dotation avec Self-Publish, Be Happy. Bruno Ceschel, son fondateur, avait été sollicité par le musée d’Art moderne de San Francisco et la Tate : il a choisi la MEP, tenant compte à la fois de l’ampleur de notre collection et de notre position géographique. Paris est en effet un épicentre de l’édition photographique, comme le prouve la tenue des salons Polycopies et Offprint au moment de Paris Photo. Cette collection fera l’objet d’ateliers et de rencontres. Ma volonté est de faire de la MEP un lieu reconnu du livre photo, grâce à sa bibliothèque autant qu’à sa librairie, dont la surface a quadruplé depuis mon arrivée.

Votre ambition est aussi d’accorder une plus grande place à la collection dans votre programmation. Après « Fil noir » en 2019, quand sera-t-elle remise à l’honneur ?

C’est prévu pour l’été prochain avec une exposition qui réunira des artistes ayant photographié leur propre intimité ou leur cercle proche : Nobuyoshi Araki, Nan Goldin, Larry Clark, Hervé Guibert, Alix Cléo Roubaud… Notre collection en sera le point de départ, avec des emprunts pour la partie contemporaine.

Quel bilan dressez-vous de l’année 2020 ?

Du côté des acquisitions, il est très positif car en «valeur marché», il dépasse les trois millions d’euros, alors que la somme que nous avons dépensée est assez modeste. Restons optimistes pour la suite, même si les incertitudes sont nombreuses…

Vidéo « Autour de l’Ars Nova »

L'Abbaye de Royaumont présente dans cette vidéo son projet "Autour de l'Ars Nova". David Chapuis, professeur à la Haute Ecole de Genève y parle des motets de Philippe de Vitry. Marcel Pérès, référence du monde musical médiéval, apporte aussi sa vision.

Projet en lien

Royaumont

Le programme « Chanter l’Ars Nova » vise à redonner un nouveau rayonnement aux musiques médiévales, à travers la coopération de plusieurs partenaires européens.

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Association en Choeur

L’association En Choeur oeuvre à réconcilier l’intérieur et l’extérieur en milieu carcéral, en faisant se rencontrer les personnes détenues et le monde de la musique classique.

 

Lieu : Prison de Fleury-Mérogis
Date : 2018- 2019

 

La richesse de cette rencontre se manifeste par un projet commun : un concert, où l’extérieur joue et l’intérieur chante – les personnes détenues chantent, et les instrumentistes les accompagnent. À cette occasion symbolique, la musique rentre en détention et le chant en sort, pour un moment.

 

Pratique du chant et découverte des instruments sont proposés tout au long de l’année

Des instrumentistes de musique classique organisent des répétitions hebdomadaires pour les personnes en milieu carcéral. Ces séances sont l’occasion de découvrir différents instruments de musique qui seront utilisés en fin d’année lors du concert.

A la fin du cycle proposé, un concert mêle les personnes détenues ayant participé au projet et les intervenants extérieurs. Le concert se joue en prison, en restant accessible au maximum de personnes possibles (personnels, intervenants, invités).

 

Valorisation de l’individu, perception positive des règles, les apports pédagogiques sont multiples

Les échanges se révèlent plus profonds que dans le cadre d’un simple concert en détention. La rencontre entre les instrumentistes venus présenter leur instrument et les détenus s’inscrit dans la durée d’une année, puisque les interventions sont hebdomadaires et que les musiciens reviennent ensuite pour participer au concert.

Le chant est une alternative au bruit de la prison : cette activité artistique permet l’expression personnelle, dans un cadre nécessitant le respect et l’attention à l’autre.

Le projet porte sur une musique ambitieuse, celle dite « classique ». Réputée élitiste, elle est ici accessible à tous. Elle permet de valoriser les personnes détenues, en leur ouvrant l’esprit à un pan de la culture que certaines ne connaissent pas. Elle rappelle aussi que la liberté peut naître du respect de certaines règles.

Orchestre de Chambre de Genève

L’Orchestre de Chambre de Genève (OCG) a initié une résidence à Aigues-Vertes, un village d’accueil de personnes en situation de handicap situé à une dizaine de kilomètres de Genève. Les répétitions de l’orchestre sont ouvertes gratuitement aux résidents, qui peuvent aussi échanger avec les musiciens.

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Bourse de recherche de l’Ecole du Louvre

Fonds de Dotation de l’Ecole du Louvre
Date : 2021-2022

La Fondation Etrillard soutient l’Ecole du Louvre grâce à l’attribution d’une Bourse de recherche doctorale consacrée aux liens entre l’art du passé et les arts du présent.

Cette perspective de recherche permet, depuis une cinquantaine d’années, d’explorer des questions essentielles et d’éclairer sous un jour nouveau la signification d’une multitude d’œuvres. Qu’il s’agisse des études de « réception », des travaux sur les « redécouvertes », dans le sillage des ouvrages de Francis Haskell, ou encore des interrogations plus récentes sur « l’appropriation », les relations entre l’art du passé et celui du présent, ou les études sur la manière dont le contemporain se saisit du passé, ont permis à la discipline de se renouveler. Ces perspectives sont indissociables du mouvement qui, dans les musées, associent des figures de l’art du XXe ou du XXIe siècle au passé.

L’objectif de la collaboration entre l’École du Louvre et la Fondation Etrillard est de favoriser une recherche avec pour objectif l’exploration d’une transversalité chronologique, voire géographique et thématique, selon le sujet et le doctorant sélectionnés, par :

-l’attribution d’une bourse financée grâce à au mécénat de la Fondation  via le Fonds de Dotation de l’École du Louvre ;

-la valorisation de cette recherche par l’École du Louvre : cours d’été (public cible : auditeurs libres) par le doctorant, intervention en séminaire auprès des étudiants (méthodologie de la recherche), article scientifique dans les Carnets de l’École du Louvre.

Salon de l’Aurore du Palais Royal de Venise

Lieu : Salon de l’Aurore ( Palais Royal de Venise)
Date : 2019
Action : Restauration

L’aménagement décoratif de la Sala dell’Aurora a été conçu dans le cadre des travaux de rénovation effectués au Palais royal dans les années 1853-57 pour l’appartement de l’archiduc Ferdinand Maximilien de Habsbourg. La riche décoration rococo, œuvre de Giovanni Rossi, se compose de stucs blancs et dorés et d’un triomphe de fleurs peintes dans les angles du plafond.

Sur les murs à fond vert « marmorino », il y a des bandes verticales en stuc où sont peints des paniers de fleurs encadrés dans des ovales dorés. Au centre du plafond se trouve une peinture représentant le lever de l’aube dans un cadre en stuc. Autour de quatre tableaux représentant des groupes de Puttini tenant des symboles allégoriques, le drapeau italien a remplacé le drapeau autrichien après l’unification de Venise à l’Italie. Les peintures exécutées avec la technique du dolio sont de Leonardo Gavagnin. Les portes sont décorées de représentations symboliques du Soleil, de la Lune, de l’Étoile et de Mercure.

Maison Européenne de la Photographie

Lieu : Maison Européenne de la Photographie
Date : 2020-2021
Objet : Enrichissent du fonds historique de la MEP ( Fonds Irving Penn)

La MEP enrichit son fonds photographique avec 46 œuvres emblématiques d’Irving Penn, un des auteurs majeurs de la
photographie du XXe siècle, maître incomparable dans le domaine de la mode, du portrait et de la nature morte. Renforçant l’une des plus importantes collections d’œuvres d’Irving Penn dans une institution européenne, cette acquisition historique – dont les œuvres ont été sélectionnées conjointement par la MEP et la Fondation Irving Penn – vient compléter la collection de la MEP et lui permettra de proposer une grande exposition rétrospective itinérante à l’international. Si certaines séries d’Irving Penn étaient déjà bien représentées dans la collection de la MEP avec des œuvres clefs parmi les photos de mode, les nus, les portraits classiques ou des œuvres iconiques comme Les mains de Miles Davis, d’autres séries de l’artiste l’étaient insuffisamment, voire tout à fait absentes. Cette nouvelle acquisition permettra de créer un magnifique
ensemble de 109 tirages de 1939 à 2007, qui donnera un aperçu cohérent et représentatif de la carrière d’Irving Penn.

Abbaye de Saint Maurice

Lieu : Abbaye de Saint Maurice
Date : 2021- 2023
Restauration de la chasse de Saint Maurice et de la Chasse de l’Abbé Nantelme

Ce projet interdisciplinaire vise à l’étude et à la conservation-restauration de deux châsses du Trésor de l’Abbaye de Saint Maurice d’Agaune, fondée en 515; la Grande Châsse de saint Maurice et la Châsse de l’abbé Nantelme, deux prestigieux reliquaires.

La châsse de l’abbé Nantelme est datée du XIIème siècle par une inscription. Quant à la Grande châsse de saint Maurice, elle était considérée comme assemblée au XVIIe mais le travail de restauration en cours a révélé les preuves d’une d’une fabrication datant également du XIIIème.

Après plusieurs siècles de vénération et malgré une protection constante de la communauté des chanoines, ces reliquaires souffrent aujourd’hui de dégradations dues au temps et à l’usage. Un traitement de restauration est nécessaire pour assurer la transmission de ce patrimoine sacré et unique aux générations futures.

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Interview de Pierre-Alain Mariaux

Entretien avec Pierre Alain Mariaux, Conservateur du trésor de l’abbaye de Saint-Maurice et responsable du projet d’étude et de restauration de la Grande chasse de Saint Maurice

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Interview de Romain Jeanneret

Entretien avec Romain Jeanneret, conservateur-restaurateur à l’abbaye de Saint-Maurice, sur le projet d’étude et de restauration de la Grande chasse de Saint Maurice

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